CDI Scolinfo

Triplex pédagogique hôtelier saint chély d'apcher - lozère

L'histoire de l'Ensemble Scolaire

Aux origines la Congrégation des Frères du Sacré-Coeur

André Coindre

Né à Lyon, le 26 février 1789, dans le quartier de Saint Nizier, il y vécut une enfance pieuse marquée par la Terreur et la persécution religieuse. Elève au petit séminaire de l'Argentière dès son ouverture par le cardinal Fesch, il y fit de bonnes études avant de passer au séminaire Saint-Irénée. Ordonné le 14 juin 1812, appelé comme vicaire à Bourg en 1813, il fut tout de suite remarqué pour ses talents oratoires, et appelé en 1815, comme vicaire également, à Saint-Bruno de Lyon. L'année suivante, il s'agrégea tout naturellement au petit groupe de prêtres qui fondaient alors dans le bâtiment des Chartreux, l'association des Missionnaires de la Croix,  à l'origine des prêtres de Saint-Irénée et de l'institution des Chartreux.

Les providences (foyer - école - atelier)

En décembre 1815, il recueille deux petites filles sans parents, sans asile, peu de temps après son arrivée à Saint-Bruno de Lyon. Le curé, Simon Gagneur, adresse le père Coindre à Claudine Thévenet une paroissienne issue d’une famille fortunée, qui indique un logement possible chez son amie Marie Chirat. Quelques jours plus tard il y avait déjà sept fillettes. Le lieu d’accueil de Mademoiselle Chirat devient « La Providence du Sacré-Coeur ». En Juillet 1817, il fonde la providence des garçons « La Providence Saint Bruno ». Il commence par en réunir, cinq ou six dans une cellule des anciens Chartreux près de la petite porte de l’église. Il les confia à la garde d’un jeune homme, Antoine Genthon, ouvrier en soie (5 ouvriers, 2 métiers). Le 6 octobre 1818, il fonde avec Claudine Thévenet (Mère Marie de Saint Ignace) la « Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie » (Congrégation des religieuses de Jésus-Marie) pour s'occuper de la « Providence du Sacré-Cœur »

Le Pieux-Secours

Nous sommes en 1818, à présent il fallait trouver un établissement beaucoup plus grand, trouver un lieu, des responsables, des personnes qui donneraient leur soutien financier. Il trouve une maison à deux étages. Dès qu'il en fait le tour, il commence à imaginer quel aspect aurait sa Providence tant attendue. Au rez-de-chaussée, il y aurait les ateliers, les salles, le réfectoire ; et à l'étage, les dortoirs. Il lui trouve même un nom "Le Pieux-Secours". Il discute du projet avec son père et celui-ci, lui assure qu'il peut compter sur la totalité de ses économies. Il trouve aussi un groupe de bonnes personnes disposées à participer avec leurs biens. Alors, son rêve devient peu à peu réalité. A l'exemple d'autres centres semblables, celui du père André Coindre enseignait aux enfants l’art de filer la soie en même temps qu'ils recevaient un minimum d'instruction.

La naissance des Frères du Sacré-Cœur

Les premiers éducateurs qu'il a engagés n'arrivaient pas à se tirer d'affaire avec les enfants et s'en allaient, le père André Coindre décide alors de fonder une congrégation de frères qui garantira la continuité de l'œuvre déjà entreprise. En septembre 1821, il réunit au Pieux-Secours tous ceux qui ont accepté de répondre à son invitation pour les initier à la vie religieuse et leur faire découvrir la beauté de leur vocation et de la mission qu'ils vont réaliser auprès des jeunes les plus pauvres. Le 30 septembre 1821, aux pieds la petite chapelle Notre-Dame de Fourvière, à la fin de l'Eucharistie célébrée par le père Coindre, ils prononcent des vœux privés pour trois ans, soit en particulier soit en confession. Ainsi fut fondée la congrégation des Frères des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, aujourd'hui les Frères du Sacré-Cœur. Approuvé par bref apostolique en 1891 puis comme Institut pontifical le 22 juillet 1894.

Les écoles des Frères

Les providences s'étaient multipliées à Lyon et l'éducation dans les écoles était assurée par les Frères des Écoles Chrétiennes et les Sœurs de Saint-Charles, dans les villages, la situation était bien différente. Dans les voyages du père André Coindre à travers les villages où il prêchait des missions, il avait pris conscience de la triste situation dans laquelle se trouvait l'école rurale. Le père André Coindre disait au frère Borgia que la prochaine fondation serait une école. Cette occasion arriva quand Mgr de Salamon, évêque de Saint-Flour et Administrateur apostolique du Puy, fit appel au père André Coindre pour fonder dans son diocèse une Société de Missionnaires et pour se charger aussi de la direction d'un collège à Monistrol.

Ils étaient dans le collège, mais ils ne pouvaient pas enseigner parce qu'il s'agissait d'enseignement secondaire et les professeurs étaient des prêtres. André Coindre ouvre alors tout de suite une école primaire au service des enfants de modeste condition afin que les frères puissent y enseigner. C’est donc dans ce même village de Monistrol, à côté du noviciat, qu’on ouvre cette petite école primaire. Très vite, les appels des curés des paroisses voulant avoir des frères dans leurs écoles commencent à pleuvoir. En très peu de temps, on en fonde neuf. La congrégation croissait et, déjà, trouvait progressivement sa place dans le monde de l'éducation chrétienne des enfants, soit au Pieux-Secours de Lyon, soit dans les écoles rurales. Dès lors, les établissements vont se multiplier très vite. En 1824 : Le Monastier et Pradelles (Haute-Loire) : écoles municipales ; Saint-Symphorien-de-Lay (Loire) : école paroissiale. En 1825 : Montfaucon (Haute-Loire) et Neulise (Loire) : écoles municipales ; Cailloux-sur-Fontaines (Rhône) et Murat (Cantal) : écoles paroissiales. En 1826 : projet de fondation à Bresle, à Vals (Haute Loire) et à Marvejols (Lozère).

Historique de l'Ensemble Scolaire

 1837 : Les Frères du Sacré Coeur ouvrent la première école primaire de garçons « l’école communale » située dans les locaux actuels des impôts.

 1891 : Construction du premier bâtiment au 43 avenue de la gare.

 1936 : Création par le frère Paul ROUFFIAC du premier « cour professionnel » avec deux ateliers, l'un de menuiserie, l'autre d'ajustage. Cet établissement est devenu aujourd'hui le "Lycée Professionnel Industriel" et comporte de nombreuses sections de formation professionnelle: menuiserie, mécanique agricole, carrosserie, peinture automobile, systèmes numériques....

 1959 : A l’initiative de l’abbé Sartre (curé de Saint-Chély d’Apcher), les pères BONNET, DALLE, MAURIN et PLANCHON ouvrent le Cour Moderne  au « familial » (rue des Cordeliers). «Huit galopins» (comme les nomme l’Abbé BONNET) font leur rentrée en 6ème.

 1965 : le Cour Moderne est transféré au Sacré-Cœur sous la direction du frère COSTE puis du frère NURIT.

 1965-1966 : L’extension du bâtiment collège marque un besoin d’espace nécessaire face au nombre croissant d’élèves.

 1968 : Le frère Gibelin devient directeur de l’établissement. Il va alors développer le lycée industriel.

 1972 : Le frère Gibelin ouvre la première classe dans la section Hôtelière.

 1976 : Ouverture du Lycée Hôtelier devenu aujourd'hui le "Lycée des Métiers de la Gastronomie et de l'Hôtellerie" et comporte de nombreuses formation : CAP, Bac Professionnel, Bac Technologique, Mentions Complémentaires et BTS.

 1991 : Les congrégations des Frères du Sacré-Cœur et des Sœurs de la Présentation de Marie décident de la mixité. Pour parvenir à cette lourde tâche, M. MARTIN est nommé directeur de ce nouveau collège. Il entreprend alors la rénovation de l’ensemble du bâtiment (classes, foyer, internats). Des aménagements et modernisations de la structure dans les domaines culturels, linguistiques ou sportifs voient le jour .

 2009 : Ouverture au « Familial » du Pôle d’Enseignement Supérieur.

 2011 : Ouverture Lycée Général dans le bâtiment de l'AEH rénové.

 2016 : Les Frères du Sacré-Coeur ont estimé ne plus être en capacité de bien assurer l’accompagnement nécessaire. En lien avec les laïcs responsables des différents établissements, ils ont réfléchi et ont finalement opté pour un rapprochement avec les Salésiens, dont la tradition éducative semblait proche de la leur.

 2018 : Au terme d’un cheminement commun de deux années, Salésiens et Frères du Sacré Cœur ont célébré ensemble cette transmission, qu’on appelle « dévolution de tutelle ». Cette célébration a eu lieu le 30 mai 2018. Le réseau des Frères du Sacré-Coeur, de 6 établissements et 4000 élèves, est donc entré dans le réseau Don Bosco.

Une pédagogie pour aujourd'hui

Aujourd'hui, la communauté éducative s'appuie sur les principes fondamentaux qui ont animé les Frères du Sacré Coeur depuis leur origine:

  • Formation intégrale de la personne humaine
  • Accueil du jeune, attention au mal aimé, au démuni, au déchiré, au malheureux.
  • Respect du jeune, de ce qu'il est.
  • Foi en sa capacité de changement et de croissance.
  • Annonce de la Bonne Nouvelle de l'évangile

Une communauté

Une communauté de Frères du Sacré-Coeur réside sur le site de l'établissement. Les Frères y assurent une présence permanente en même temps que l'animation pastorale des trois structures. Ils sont un lien permanent et actif avec la paroisse et les instances diocésaines.

Une animation Pastorale

L'ensemble scolaire "Sacré-Coeur" est ouvert à tous. Il a la volonté de mettre son projet éducatif, fondé sur le sens chrétien de l'homme, au service des jeunes. A l'instar de la solide formation générale et professionnelle qu'il leur assure, il veut leur permettre un chemin de croissance en humanité et leur proposer, dans le respect total de la liberté des personnes, une idée conforme à l'esprit de l'évangile.

Date de dernière mise à jour : vendredi, 18 janvier 2019