Des élèves de 6ème sensibilisés à la préservation des zones humides

Témoignages de Mme Legouez et de ses élèves : Hugo, Enzo, Lou, Ambre, Camille, Laura, Youlis, Aurian, Mathieu, Ophélie, Etienne, Maëva, Julie, Célia, Inès, Pauline, Aude, Méline, Lucie et Paul

C’est avec curiosité et enthousiasme qu’un groupe de 20 élèves de 6ième du collège du Sacré-Cœur de Saint-Chély d’Apcher s’investit depuis la rentrée 2014 dans un projet d’inventaire de la biodiversité d’une mare de l’Aubrac.

« Madame, c’est l’heure, on va au labo ? ». Chaque jeudi, Paul est au rdv sous le préau, en rang près de ses camarades. Il attend le début du cours sur la découverte de l’environnement auquel il a choisi de participer 1h par semaine.

Le tout premier jeudi, l’engouement est perceptible, l’attention des élèves est à son comble… et pourtant, à ce stade, le projet n’est toujours pas dévoilé. Au fur et à mesure des discussions, je lis dans leurs yeux une excitation évidente. Une multitude d’interrogations m’est alors adressée : « Madame, quelle mare allons-nous prospecter et à quelle période de l’année ? » « Allons-nous apprendre à reconnaître la faune et la flore des mares ? » « Comment fait-on pour savoir quelles espèces sont présentes en fonction des saisons ? » …

Je suis ravie… une belle aventure démarre ce jour-là.

En quoi consiste notre projet et comment l’avons-nous articulé ?

Dix semaines après le démarrage du projet, les élèves sont parfaitement à même d’en parler. Aussi, après un travail concerté réalisé en classe, voici quelques-unes de leurs réponses :

« Nous sommes un groupe d’élèves de 6ième. Nous nous réunissons tous les jeudis, en début d’après-midi avec notre professeur de SVT qui nous apprend comment protéger les milieux de vie et les espèces menacées… Le projet environnement n’est pas obligatoire, il sert à enrichir nos connaissances de la nature, de notre environnement… Mme Legouez nous demande de beaucoup participer et de donner notre avis, elle nous fait faire des mises en situation et des petits jeux, on se met à la place de la faune et de la flore des mares, c’est très intéressant ! Et, on regarde des émissions sur l’écologie des mares, le cycle de l’eau… On a un petit cahier pour noter toutes les choses importantes… »

« Le but du projet environnement est de comprendre le fonctionnement d’une mare pour mieux la préserver… Nous avons appris beaucoup sur les zones humides. Des intervenantes d’associations nous ont aidés à mieux comprendre leur rôle. Elles nous parlent également de leur métier. Par exemple, Chloé de l’association COPAGE, qui aide les agriculteurs, nous a appris comment les vaches peuvent boire dans une zone humide sans la piétiner. Et, Muriel de l’ALEPE nous a parlé des amphibiens et des insectes présents dans une mare...»

« Nous avons prévu deux sorties sur le terrain au mois de mai… Nous aurons bientôt la chance d’observer une mare de l’Aubrac et toutes ses merveilles. Nous regarderons, analyserons et prélèverons des échantillons… »

Si je dois résumer tous ces propos en quelques lignes, je dirais que l’objectif premier de ce projet est de sensibiliser les enfants à la préservation et la gestion des zones humides. On s’intéresse plus précisément à l’écosystème mare. La prise de conscience de sa fragilité passe par la découverte et la connaissance, c’est pourquoi j’ai souhaité les rendre acteurs de ce projet. Ils devront réaliser un inventaire de la faune et de la flore d’une mare de l’Aubrac en endossant le rôle de naturalistes en herbe. Ils échantillonneront, réaliseront des mesures de paramètres du milieu, observeront les indices de présence de certains animaux, réfléchiront au rôle de l’activité agricole dans la gestion de cette mare,… un travail complet de scientifique.

Le terrain est programmé pour la mi-mai 2015. Nous travaillons donc en amont à la construction du protocole de terrain. Sans oublier, des jeux, des mises en situations, des interventions de différents spécialistes pour connaître un maximum de notions essentielles à la préparation de la phase terrain.

Demandez à Paul s’il sait ce qu’est une notonecte ou à Inès si elle a appris à gérer un pâturage à proximité d’une zone humide ? Ils seront très rapidement incollables sur la question des zones humides. Nous remercions d’ailleurs Chloé (association COPAGE) et Muriel (ALEPE) pour leurs interventions en classe pleines de riches informations.

La suite au mois de mai…